<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686</id><updated>2011-12-20T08:26:01.601-08:00</updated><title type='text'>Humeurs Sanguines</title><subtitle type='html'>Pour faire la nique à tous ces malotrus qui ne vous écoutent pas lorsque vous tentez de leur parler de quelque chose !</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>20</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-3734849401014681754</id><published>2011-12-20T08:17:00.000-08:00</published><updated>2011-12-20T08:26:01.608-08:00</updated><title type='text'>D'autres pirates</title><content type='html'>S'il existe encore aujourd'hui, malheureusement, des exemples concrets de ce que la piraterie maritime peut représenter de plus terrible, le symbole du drapeau noir ne s'en laisse pas compter. De défiance étatique ouverte en manipulation cybernétique illégale, du Parti des pirates à la &lt;i&gt;Pirate Bay&lt;/i&gt;, c'est encore et toujours sous le drapeau noir au crâne que se rassemblent ceux qui, par idéal ou par intérêt, s'inquiètent de la liberté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Probablement parce que la fiction a trouvé dans la figure des forbans libres de toute attache, sinon celle qu'ils ont à leur navire, un symbole puissant, et qu'il n'en faut pas plus pour qu'il nourrisse l'inconscient collectif. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était en 1961. Le Portugal vivait les derniers moments de la dictature de Salazar, une quarantaine d'années placée sous le signe de l'autocratie conservatrice, d'interdiction du parlementarisme et des syndicats. Il faudra, pour que le monde se souvienne du peuple portugais, qu'un écrivain se fasse pirate. Désireux d'attirer l'attention des médias, l'auteur Carlos Malta Galvao va se rendre maître de la &lt;i&gt;Santa-Maria&lt;/i&gt;, au large des Îles-sous-le-Vent. Il a raconté lui-même son exploit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-GSwUzr9EbCo/TvCzlE7HPaI/AAAAAAAAAOM/2cyBq9rRp-8/s1600/1.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="255" width="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-GSwUzr9EbCo/TvCzlE7HPaI/AAAAAAAAAOM/2cyBq9rRp-8/s400/1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« &lt;i&gt;Sitôt arrivé à Curaçao, j'allais m'installer dans une petite pension sur le port. Je n'avais sur moi, pour toute fortune, que quinze florins. Ce furent une horrible journée et une horrible nuit d'attente. Pendant ce temps, mes hommes embarquaient à bord de la &lt;/i&gt;Santa-Maria. &lt;i&gt;Au dernier moment, l'un d'eux, le spécialiste radio, manqua à l'appel.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;i&gt;De la fenêtre de ma chambre, je pouvais voir le canal par lequel arriverait la&lt;/i&gt; Santa-Maria. &lt;i&gt;Le matin du 21 janvier, vers 9h, un grand fracas m'annonça que le pont qui fermait l'entrée du canal était en train de s'ouvrir. À l'entrée du canal, majestueux et digne, se profilait l'objet de mes rêves, la  &lt;/i&gt;Santa-Maria.&lt;i&gt; Le navire passa devant ma fenêtre et alla mouiller à l'autre bout de l'île. Au bout d'une heure d'attente anxieuse, j'entendis soudain tambouriner à ma porte. C'était Santo Maior, qui venait m'annoncer que tout s'était bien déroulé et qu'il avait passé la nuit à observer, dans les moindres détails, la marche de la &lt;/i&gt;Santa-Maria. (…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;i&gt;Vers 18h, [je sortis en sa compagnie]. Nous nous arrêtâmes au siège de la compagnie, où je retirai une carte de visiteur. Puis, très détendu, je me mêlai au flot des passagers qui montaient et descendaient, et je mis le pied sur la &lt;/i&gt;Santa-Maria.&lt;i&gt; Déjà, et c'était bouleversant, je sentais confusément que le navire était à moi. &lt;/i&gt;(…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;i&gt;Je fis la distribution des armes. (…) À 1h25, je quittai ma cabine. À 1h30, sur un signe de moi, tous les hommes sortirent leurs armes, passèrent leur brassard et revêtirent leur béret. Les officiers ont arboré leurs épaulettes.&lt;/i&gt; "Vamos !"&lt;i&gt;, dis-je alors.&lt;/i&gt; (…) »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut 45 minutes aux insurgés pour s'emparer du navire. Ils font deux blessés, qui sont portés à l'infirmerie, mais l'équipage de 318 hommes est maîtrisé, le capitaine mis au fer, les passagers consignés dans leurs cabines, et le paquebot de 20.000 tonnes fait alors route pour une destination inconnue. À ce moment, nul, en dehors des personnes présentes sur la Santa-Maria, ne s'est encore rendu compte de la mutinerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;i&gt;Du haut de la passerelle de commandement, je regardai la proue de la &lt;/i&gt;Santa-Maria &lt;i&gt;changer de direction vers le destin que je lui imposais. (…) Ce soir, il était à moi, et il s'appellerait désormais &lt;/i&gt;Santa-Libertade.&lt;i&gt; (…) Mon intention était de naviguer vers l'Afrique en secret, aussi longtemps, tout au moins, que le secret pourrait être gardé.&lt;/i&gt; (…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-0AimFFxcago/TvC0HnRhOjI/AAAAAAAAAOY/EiRzw-jnOWU/s1600/2.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="271" width="400" src="http://2.bp.blogspot.com/-0AimFFxcago/TvC0HnRhOjI/AAAAAAAAAOY/EiRzw-jnOWU/s400/2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« &lt;i&gt;C'est le lendemain matin (…) qu'une circonstance imprévue vint tout remettre en cause. Le médecin de bord m'annonça que l'officier de quart était mort, mais que le marin blessé pouvait être sauvé s'il était opéré d'urgence. (…) Je réunis mes adjoints sur la passerelle et leur demandait leur avis. Le débarquement de cet homme signifiait la découverte de notre entreprise. D'un autre côté, il y avait en jeu une vie humaine. Finalement, je donnais l'ordre de mettre le cap sur Santa-Lucia et de débarquer le blessé. Quand nous fûmes à deux milles de la côte, je fis descendre une embarcation avec un infirmier, un des commissaires et trois marins. Avec eux, s'envola le secret de la &lt;/i&gt;Santa-Maria. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aura suffit d'une vie en jeu pour que Carlos Malta Galvao s'écarte du tout venant des pirates : en cela, il reste fidèle à la figure romanesque, héroïque au grand cœur, qui a supplanté celle des ruffians assoiffés de richesses, sans foi ni loi. Quel aurait été le destin de la &lt;i&gt;Santa-Maria&lt;/i&gt; parvenue en Afrique ? Une prise d'otage traditionnelle ? C'est donc un heureux hasard que celui qui inscrivit l'entreprise quichottesque de l'écrivain-pirate dans la légende plutôt que dans la colonne des faits divers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, ce n'est certainement pas l'avis des autorités. Les États-Unis lancent la marine nationale et ses avions à la poursuite du navire. Carlos Malta Galvao ne peut plus se rendre en Afrique : il tente un moment de négocier une reddition auprès de la marine brésilienne, à Recife, mais en vain. Alors, le 2 février, une dizaine de jour après le début de son rêve rebelle, il accepte d'échanger les passagers et l'équipage contre un remorqueur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;i&gt; Mon intention était, après le débarquement des passagers et de l'équipage, de revenir en eaux libres. Mais comme je n'aurais plus d'équipage, j'aurais besoin d'un remorqueur. Car j'avais pris ma décision dans la solitude de ma cabine. Si l'épopée de la Santa-Maria s'arrêtait par la force des choses, parce qu'un jour nous avions préféré au succès de notre entreprise le sauvetage d'une vie humaine, une épave scellerait à jamais dans ces eaux le souvenir de ce grand bateau qui était passé par là un jour, avec à son bord une poignée d'hommes épris de liberté.&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois récupérés l'équipage et les passagers, les Brésiliens refusent le remorqueur promis. La reddition sans condition s'impose alors au capitaine pirate et à ses conjurés. Le réel, encore une fois, avait pris le pas sur le symbole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-JgRWY9ZVJsg/TvC0aWnX1SI/AAAAAAAAAOk/gqG_JbB2Ws4/s1600/3.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="400" width="301" src="http://3.bp.blogspot.com/-JgRWY9ZVJsg/TvC0aWnX1SI/AAAAAAAAAOk/gqG_JbB2Ws4/s400/3.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-3734849401014681754?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/3734849401014681754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2011/12/dautres-pirates.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/3734849401014681754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/3734849401014681754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2011/12/dautres-pirates.html' title='D&apos;autres pirates'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-GSwUzr9EbCo/TvCzlE7HPaI/AAAAAAAAAOM/2cyBq9rRp-8/s72-c/1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-4548773759962213810</id><published>2011-11-18T11:46:00.001-08:00</published><updated>2011-11-18T11:56:12.078-08:00</updated><title type='text'>C'est ainsi que les hommes meurent</title><content type='html'>À San Cristobal, dans les îles Salomon, une merveilleuse epopee nous raconte qu’Agunua est un serpent mâle. « Il créa tout, continue la narration : la mer, la terre, les hommes, les animaux, le tonnerre, la foudre, la pluie et les tempêtes, les fleuves, les arbres et les montagnes… Agunua créa une femme qui, devenue vieille, s’en alla change de peau à la mer, car l’usage en était ainsi. Elle avait une fille qui resta au village, et quand elle revint, ayant changé de peau, celle-ci ne voulut point la reconnaître. Elle dit : “celle-ci n’est pas ma mère”, et la chassa. Alors la mère revint chercher son ancienne peau. Elle mit plusieurs jours pour la retrouver car le courant l’avait amenée au loin, parmi les branches de corail. Elle s’en revêtit donc et la fille la reconnut enfin. Hélas, c’est ainsi que la mort fut de ce monde : parce qu’une fille ne reconnut pas sa mère. S’il en avait été autrement, en vieillissant, les hommes auraient toujours pu changer de peau, et ils auraient été immortels. » C.E. Fox, "The Threshold of the Pacific", London, 1924&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-4548773759962213810?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/4548773759962213810/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2011/11/cest-ainsi-que-les-hommes-meurent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/4548773759962213810'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/4548773759962213810'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2011/11/cest-ainsi-que-les-hommes-meurent.html' title='C&apos;est ainsi que les hommes meurent'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-1321887478178398057</id><published>2011-09-23T04:54:00.000-07:00</published><updated>2011-09-23T05:04:42.998-07:00</updated><title type='text'>Charles de Lint</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-tkvt7gXe_mE/Tnx1mSB5C7I/AAAAAAAAANs/rCee5BOHrII/s1600/1.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="285" width="400" src="http://1.bp.blogspot.com/-tkvt7gXe_mE/Tnx1mSB5C7I/AAAAAAAAANs/rCee5BOHrII/s400/1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est finalement assez rassurant de penser qu’il en va des livres comme des amitiés : on ne sait jamais vers quoi une rencontre inopinée vous emmènera. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout commence donc par Neil Gaiman. En tout état de cause, beaucoup de choses, en ce qui me concerne, commencent par Neil Gaiman, mais passons. Amoureux fervent du roman graphique de &lt;i&gt;Dreamhunters&lt;/i&gt;, où l’auteur a collaboré avec Yoshitaka Amano, je me suis intéressé à la « version graphique » de &lt;i&gt;Stardust&lt;/i&gt;. La collaboration de l’auteur avec Charles Vess fait de l’ouvrage sans doute ce qu’il y a de plus délectable dans la bibliographie de Neil Gaiman, une œuvre aux airs de vieux grimoires, empreinte d’une sagesse tranquille et bienveillante. Celle-ci, toujours présente chez Gaiman, est véritablement magnifiée par la douceur des dessins de Charles Vess, ouvrant véritablement une porte sur un monde pas forcément plus doux, mais plus… signifiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/--DLqG2U6ueY/TnxzEr_FWbI/AAAAAAAAANc/w37UHLwovLo/s1600/2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left:1em; margin-right:1em"&gt;&lt;img border="0" height="264" width="354" src="http://2.bp.blogspot.com/--DLqG2U6ueY/TnxzEr_FWbI/AAAAAAAAANc/w37UHLwovLo/s400/2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les fées représentent la beauté que nous ne voyons, celle que, peut-être, nous choisissons d’ignorer. C’est la raison pour laquelle je vais les peindre dans une décharge, ou en train de survoler un clodo aviné, endormi dans un caniveau. Rien ni personne n’est hors de portée de l’esprit. Prêtez suffisamment attention, et toute chose a son histoire. Chacun est important. » Placés dans la bouche de son héroïne récurrente, Jill Coppercorn, les commandements du monde de Charles de Lint montrent bien à quel point celui-ci résonne des mêmes accents que l’univers de Charles Vess – et combien il fallait donc bien que je finisse par tomber dessus. Avec &lt;i&gt;A Circle of Cats&lt;/i&gt;, ils inventent un monde de conte de fée à la douceur peut être un peu trop tendre, qui ne laisse en rien présager de la noirceur de l’œuvre de Charles de Lint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu connu en France, sinon pour une vingtaine de nouvelles et trois romans, Charles de Lint est un iceberg dont les lecteurs francophones n’aperçoivent qu’une infime part émergée. Il est attaché à un style romanesque appelé la fantasy urbaine : l’irruption dans le monde moderne contemporain d’éléments de fantasy. À la lecture, donc, de ce &lt;i&gt;Circle of Cats&lt;/i&gt;, on pouvait craindre que, au-delà de la joliesse du conte tissé avec l’aide de Charles Vess, le monde de Charles de Lint ne soit qu’une vision gentillette, sucrée, de la fantasy moderne, loin, par exemple, de l’univers doux-amer de Neil Gaiman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grave erreur. À la lecture du &lt;i&gt;Very Best of Charles de Lint&lt;/i&gt; (un compendium réalisé en collaboration avec les lecteurs !) et de son &lt;i&gt;Onion Girl&lt;/i&gt;, le style de l’auteur se révèle : il ne choisit jamais de dissocier modernité et fantasy, le monde onirique est à portée de qui se préoccupe de tendre la main, et – et c’est là la rude spécificité de cette œuvre – la noirceur dans le cœur des hommes est bien présente, l’entropie du destin est toujours prompte à frapper. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que nous dit donc Charles de Lint, s’il n’emprunte pas les voies, bien galvaudées, de la fantasy comme une échappatoire à un réel banal, sordide, ou les deux à la fois ? S’il ne remplit pas sa fonction de « distraction », de celles qu’on prête à la littérature, parfois ? Charles de Lint a foi dans des valeurs simples, et légèrement surannées : la grandeur d’âme, l’amitié – l’amour ? –, la conscience qu’on doit avoir de la valeur de l’autre. Anthropologue averti, érudit prodigieux, le Canadien intègre dans son monde les mythologies amérindiennes, gitanes, et celtiques. On peut le soupçonner, également, d’intégrer à ses récits les mythologies personnelles de ses rencontres humaines – tant les épouvantables secrets que certains personnages cachent sans doute des douleurs véritables. Charles de Lint choisit de ne jamais juger, ni le monstre tapi dans le passé d’une gamine abusée par son grand frère, ni les créatures ancestrales qui peuplent les récits mythologiques qu’il s’est appropriés. Tout cela relève autant de l’imaginaire, et cet imaginaire ne doit jamais, nous dit l’auteur au fil de ses nouvelles et romans, ni être négligé, ni moqué. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles de Lint ne va pas faire la vie facile à ses personnages : quelques magiques qu’elles soient, le fait de vaincre ses terreurs n’assurent jamais une « victoire magique » - la vie, si elle continue après (car, parfois…), est un autre combat, à mener également. Le fait d’entretenir une amitié, de conquérir un amour, des épreuves tout aussi difficiles – sinon plus. Mais le monde imaginaire qui Charles de Lint construit à côté du nôtre nous offre la possibilité de voir que la grisaille quotidienne n’est pas une fatalité, que pour qui prête l’oreille, pour qui garde l’œil éveillé, le merveilleux est à portée de main, qu’il soit dans un monde imaginaire fantasmagorique, ou dans une personne dont, l’habitude aidant, on oublie de s’émerveiller. Et, si on se prend d’une amitié réelle pour la galerie infinie de personnages créés par l’auteur, si on se trouve bouleversés par leurs petites et leurs grandes histoires, par leurs malheurs quotidiens ou par leurs fêlures les plus profondes, suivons les rencontres de Charles de Lint : c’est une rencontre qu’il ne faudra ni négliger, ni moquer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lectures conseillées : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;A Circle of Cats&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;The Very Best of Charles de Lint&lt;/i&gt; : « Laughter in the Leaves », « The Badger in the Bag », « And the Rafters Were Ringing », « Into the Green », « The Graceless Child », « In the House of my Enemy », « Crow Girls », « Birds », « Sisters », « Pal o'Mine ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;The Onion Girl&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-SfSgGV2lGCg/TnxzI3POKJI/AAAAAAAAANk/CSdFKZNG8mc/s1600/3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left:1em; margin-right:1em"&gt;&lt;img border="0" height="318" width="304" src="http://4.bp.blogspot.com/-SfSgGV2lGCg/TnxzI3POKJI/AAAAAAAAANk/CSdFKZNG8mc/s400/3.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-1321887478178398057?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/1321887478178398057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2011/09/cest-finalement-assez-rassurant-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/1321887478178398057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/1321887478178398057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2011/09/cest-finalement-assez-rassurant-de.html' title='Charles de Lint'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-tkvt7gXe_mE/Tnx1mSB5C7I/AAAAAAAAANs/rCee5BOHrII/s72-c/1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-1426809359601671092</id><published>2011-09-22T04:51:00.000-07:00</published><updated>2011-09-22T04:57:37.411-07:00</updated><title type='text'>Le tigre bleu de Fujian</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-LYSMg8kyuDY/Tnsii-AMyTI/AAAAAAAAANM/Jd4TWT2DZAY/s1600/bleu2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-LYSMg8kyuDY/Tnsii-AMyTI/AAAAAAAAANM/Jd4TWT2DZAY/s400/bleu2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5655151741248522546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Une espèce légendaire et pourtant, selon toutes probabilités, réelle de tigre mutant de la province de Fujian, Chine, qui reste à capturer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En septembre 1910, alors qu’il chassait dans la province de Fukien (aujourd’hui Fujian) au sud-est de la Chine, le missionnaire américain Harry R. Caldwell rencontra un tigre – presque – conforme en tout point à la description que l’on connaît de cet animal. Celui-ci, en effet, était bleu là où les tigres sont habituellement oranges. Caldwell raconte qu’il décida de tuer l’animal, afin de prouver son existence. Cependant, deux enfants – qui, probablement, attiraient l’attention du félin – étaient dans sa ligne de mire : le temps qu’il se dirige là où il aurait pu tuer la bête, celle-ci avait déjà disparu dans les fourrés. Les indigènes lui confirmèrent, cependant, que de tels animaux avaient été fréquemment observés dans la région, mais jamais capturés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si la couleur bleue chez un tigre peut paraître étonnante, elle peut être aisément expliquée : de la même façon qu’on trouve chez certains spécimens de lynx et de chat sauvage la coloration bleu-mauve fumé (nommée « dilution bleue ») propre aux chats bleus d'arkhangelsk cette couleur dépend d’une mutation génétique rare. L’existence des tigres blancs indiens, ainsi que d’un tigre noir né dans un zoo d’Oklahoma dans années 1970, laisse à penser que la capture d’un tigre bleu est loin d’être impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Source : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chambers Dictionnary of the unexplained&lt;/span&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-1426809359601671092?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/1426809359601671092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2011/09/le-tigre-bleu-de-fujian.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/1426809359601671092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/1426809359601671092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2011/09/le-tigre-bleu-de-fujian.html' title='Le tigre bleu de Fujian'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-LYSMg8kyuDY/Tnsii-AMyTI/AAAAAAAAANM/Jd4TWT2DZAY/s72-c/bleu2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-340234732915996629</id><published>2010-10-29T04:28:00.000-07:00</published><updated>2010-10-29T04:35:19.127-07:00</updated><title type='text'>Onomastikon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/TMqwnsAxQHI/AAAAAAAAADU/ezC_ONG4OXA/s1600/Lab.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 392px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/TMqwnsAxQHI/AAAAAAAAADU/ezC_ONG4OXA/s400/Lab.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5533429288053850226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Renouvier, Gould…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les noms se ressemblent, reviennent, chez Bernard Quiriny. Ses &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Contes carnivores&lt;/span&gt;, recueil de nouvelles diversement brillantes, mais toujours narrées sur un mode érudit et ironique des plus charmants, abritent ainsi une foule de personnages. Quiriny s’en amuse, comme il s’amuse à souligner leur parenté évidente : ils ont tous le même père – un père qui se projette sans mystère, et sans vergogne, dans chacun d’eux. Serait-on en train de nous proposer un symbole ô combien subtil sur l’artificialité de l’art d’écrire ? Ce serait l’œuvre d’un auteur un rien arrogant, et dans le cas de Quiriny, si ses précédentes œuvres permettait une telle prétention – parce que souvent doublée d’autocritique –, le procédé fait long feu. Avec ses &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Assoiffées&lt;/span&gt;, Quiriny passe la ligne rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Gould, alterego multiforme de l’auteur, prend son envol dans ce nouveau – ce premier – roman, en littérateur aux multiples casquettes et à l’arrogance suprême. Bouffi d’importance, l’homme organise une expédition, flanqué d’une demi-douzaine de compagnes et compagnons de voyage, vers le pays le plus dangereux d’Europe : la Gynécée de Belgique. Cet empire est aux mains des femmes, qui ont réduit les hommes en esclavages et tiennent d’une main de fer un empire féminin aux forts accents de bloc de l’Est. Du fond de ce riant pays, une Belge va gravir les échelons de l’appareil d’état, en tâchant de conserver sa lucidité dans les pages d’un journal intime bien opportun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J.G. Ballard disait des romans que beaucoup auraient gagnés à n’être rédigé que sous la forme de nouvelles. Jusqu’à plus ample informé, on tiendra cette maxime pour vraie concernant Bernard Quiriny, tant la déception est au rendez-vous, après son passage de la nouvelle au roman. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Assoiffées&lt;/span&gt; se révèle, ainsi, être un cas d’école pour l’étude des défauts des récits parfaits pour une nouvelle, gonflés pour passer au format du roman. Si le procédé narratif double – l’expédition et le journal intime – fait relativement sens dans les dernières pages, on est frappé par sa vacuité, tout au long du récit. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Assoiffées&lt;/span&gt; est un livre éparpillé : entre ses deux grands axes narratifs, entre les personnages qui parsèment ceux-ci, se multipliant inutilement. Quiriny dissocie d'autant plus ces personnages de leur rapport au monde qu'il en multiplie le nombre, et les péripéties s'accumulent pour ces personnages-ombres, pourtant narrativement inutiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que veut Quiriny, outre passer par l'empathie pour appuyer son discours critique sur les égarements d'une dictature basée sur une idéologie (les références à Ceaucescu, Mao, Kim Jong-Il..., sont transparentes), c'est s'interroger sur les raisons d'être des soutiens populaires d'un tel régime, à la fois à l'étranger (la lâcheté et l'intérêt entrent en ligne de compte - rien de neuf sous le soleil), mais également au sein de ces régimes, au quotidien. La méthode de Quiriny consiste à démontrer que le corps social se fédère d'un bloc, naturellement, contre une situation inacceptable. Ici, la domination phallocrate. Pour corrompu et décadent que soit le régime de l'Empire, Quiriny montre avec justesse les sujets sincèrement désemparés lorsque l'appareil d'état se délite - autant en tant que cibles de la propagande que profondément, intimement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas modeste pour un sou - Gould est son alter-ego à juste titre, semble-t-il -, Quiriny introduit la figure de Montesquieu dans son roman. Aspire-t-il à faire des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Assoiffées&lt;/span&gt; un moderne &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Esprit des lois&lt;/span&gt;, mâtinés de théories soi-disant égalitaristes à la mode ? Son dernier ouvrage a en effet la saveur d'un conte ironique et philosophique à la Oscar Wilde, mais un conte laborieux, contourné, sans l'humour du prince des dandys - sans aucun humour, finalement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-340234732915996629?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/340234732915996629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2010/10/onomastikon.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/340234732915996629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/340234732915996629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2010/10/onomastikon.html' title='Onomastikon'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/TMqwnsAxQHI/AAAAAAAAADU/ezC_ONG4OXA/s72-c/Lab.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-5503448727212727728</id><published>2010-02-14T02:10:00.000-08:00</published><updated>2010-02-14T02:25:21.971-08:00</updated><title type='text'>Licence poétique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/S3fNCiyl7KI/AAAAAAAAADE/DGC-ZTpYlyk/s1600-h/balthus_golden_days.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 290px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/S3fNCiyl7KI/AAAAAAAAADE/DGC-ZTpYlyk/s400/balthus_golden_days.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5438040518655601826" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le désavantage des grands magasins de librairie, c’est qu’on a toutes les chances de s’y faire sauter dessus par un bouquin planqué là où on ne s’y attend pas. Cet après-midi là, par exemple, dans la cohue d’un des temples de la consommation bibliophile parisienne : ayant sous le bras un volume longtemps cherché, et enfin retrouvé, j’aperçois sur mon passage une anthologie des Contes immoraux du XVIIIe siècle. Une merveille prometteuse de malveillance littéraire et de vilénie réjouie, et un achat qu’il me fallait faire, ne serait-ce que pour le placer en exergue de ma bibliothèque, aux côtés de Philosopher, ou l’art de clore le bec aux femmes et de Belle femme, gros ennuis, histoire de choquer les belles âmes qui se seraient égarées chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme un acte sournois ne reste jamais sans récompense, à peine suis-je installé à une terrasse de café à parcourir l’objet, que me voilà avoisiné par un couple de dames d’un certain âge. Nos tables étant proches de la porte, les malheureuses vénérables frissonnent. M’apprêtant à sortir, je leur propose ma table, elle stratégiquement placée pour éviter de mourir d’une pneumonie. La plus proche d’entre mes voisines me regarde comme si j’étais devenu le gendre idéal, et s’intéresse à moi, alors que je remballe le contenu de mon sac : « Oh, merci jeune homme. Et que lisez-vous ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Temps d’arrêt, évidemment. Au départ interdit, je plisse mon sourire, et produis la couverture de mes Contes immoraux. Du côté de l’ancêtre, la tectonique des rides s’active, et les lèvres se plissent pour condamner illico les mœurs décadentes dont ce livre était la preuve. Elle qui m’eût donné le bon dieu sans confession quelques secondes auparavant, si je n’avais laissé, malicieux, traîner le bout de [m]a queue devant [m]es yeux maléfiques ! Et comme le disait il y a peu un ami fort sage dans un décasyllabe à la délicieuse perfidie : « Une vieille de choquée, c’est toujours ça de gagné ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non content de produire son petit effet, il apparaît que le volume abrite en ses pages quelques pièces dignes d’intérêt. Témoin ce poème, « Mourir pour renaître », aux audaces souriantes, mais dont la tendance est à ne laisser personne – sinon les jeunes amoureux, qui pourrait leur vouloir quelque mal que ce soit ? – indemne. Il conviendra d’en goûter la jolie irrévérence, face à son équivalent aujourd’hui bien plus terne, et aussi, surtout la joliesse qui se cache sous la paillardise…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;[Le début du poème nous amène Hortense, veuve présentée comme un peu revêche, au seuil du moment où « déjà, loin d’[elle], la troupe des amants fuyait le colombier », et qui choisit, logiquement, de se retirer loin du monde des amours, avant que celui-ci ne l’abandonne. Ayant résolu cependant de ne pas se passer d’amant, elle courtise son abbé directeur de conscience, lequel calotin se prête volontiers aux sentiments de la dame – mais qui est également courtisé par une autre veuve locale (Clarice). Et pendant ce temps, deux purs enfants (Fanfan et Mignonette) n’attendent que de se découvrir l’un l’autre.]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(…)&lt;br /&gt;Or, ces enfants jouaient souvent ensemble&lt;br /&gt;À la boule, au volant, ou bien quelque autre jeu,&lt;br /&gt;Et de ce les mamans s’inquiétaient fort peu.&lt;br /&gt;Elles agissaient, ce me semble,&lt;br /&gt;Imprudemment. La curiosité, &lt;br /&gt;Quelque faux pas, un rien, une ingénuité&lt;br /&gt;Vient découvrir le pot aux roses, &lt;br /&gt;Et puis l’on ignore les causes…&lt;br /&gt;Mais halte-là, c’est assez discouru,&lt;br /&gt;Au fait. Un soir, au beau clair de la lune,&lt;br /&gt;Nos deux enfants, après avoir couru&lt;br /&gt;Et bien joué, de chacun une prune&lt;br /&gt;Veulent se régaler ; pour ce faire, à bas bruit&lt;br /&gt;Ils entrent au jardin ; là, chacun en cueille une,&lt;br /&gt;Non sans se retourner, pour voir si l’on les suit,&lt;br /&gt;Près deux, à travers le feuillage,&lt;br /&gt;Dans une espèce d’ermitage,&lt;br /&gt;Ils aperçurent… Qui ! Qui ? devinez, lecteur,&lt;br /&gt;C’est Clarice avec son directeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peindrai-je la rougeur, le trouble de Clarisse,&lt;br /&gt;Son sein jonquille à demi nu,&lt;br /&gt;Ses yeux pourpres qui, d’un air ingénu, &lt;br /&gt;Semblaient dire à l’abbé : faut-il que je périsse ?&lt;br /&gt;Décrirai-je ce front où se peignait l’ennui,&lt;br /&gt;Et ces bras décharnés qui s’étendaient vers lui ?&lt;br /&gt;Ces hoquets amoureux, ces transports et ses larmes ?&lt;br /&gt;Peindrai-je l’homme noir confus de tant de charmes,&lt;br /&gt;Prêt à céder à la nécessité&lt;br /&gt;De s’allier avec l’antiquité ?&lt;br /&gt;- Non, non, jamais, s’écriait le squelette,&lt;br /&gt;Personne n’eut cette faveur secrète&lt;br /&gt;Que je ne veux faire qu’à toi ;&lt;br /&gt;Vois ton bonheur… Je meurs !... Embrasse-moi…&lt;br /&gt;À ces mots doux monsieur l’abbé l’embrasse ; &lt;br /&gt;Momus accourt, rit, et les enlace ;&lt;br /&gt;Et l’un et l’autre en poussant un soupir, &lt;br /&gt;Crient en duo : - Je vais mourir !&lt;br /&gt;Ah ! je me meurs !... Fanfan et Mignonette&lt;br /&gt;Effrayés, se sauvent soudain,&lt;br /&gt;Et vont à l’autre anachorète&lt;br /&gt;Conter la scène du jardin.&lt;br /&gt;Elle de dire, en faisant grise mine,&lt;br /&gt;Et de son mieux leur cachant sa surprise :&lt;br /&gt;- Punition et vengeance de Dieu !&lt;br /&gt;Oui, mes enfants, quand trop près l’un de l’autre&lt;br /&gt;On se tient, n’importe en quel lieu,&lt;br /&gt;On meurt de mort ; et c’est un saint apôtre&lt;br /&gt;Qui nous le dit : c’est, je crois, saint Matthieu&lt;br /&gt;Ou bien saint Paul. – Comment, dit Mignonette,&lt;br /&gt;Si mon petit ami venait à m’embrasser,&lt;br /&gt;J’en mourrai ? – Eh mais oui. Se laisser carresser&lt;br /&gt;Par un garçon, surtout étant seulette,&lt;br /&gt;Cause la mort. Or Dieu m’a fait don,&lt;br /&gt;Et c’est de rendre la lumière&lt;br /&gt;À deux pêcheurs morts de cette manière.&lt;br /&gt;Mettez-vous à genoux, et demandez pardon&lt;br /&gt;À Dieu pour eux. Les deux anges prièrent,&lt;br /&gt;Et les damnés ressuscitèrent.&lt;br /&gt;Toujours les saints attrapent le démon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, en sortant de chez elle, &lt;br /&gt;Hortense dans son cabinet &lt;br /&gt;Les laissa. – Gardez-vous, dit-elle,&lt;br /&gt;De rien casser ; autant vaudrait&lt;br /&gt;Que fussiez morts. Oui, maman… Mignonette,&lt;br /&gt;L’instant d’après, donne un coup de raquette&lt;br /&gt;Sur une glace, et le verre à l’instant&lt;br /&gt;Sur le pavé s’en va tombant.&lt;br /&gt;Figurez-vous l’effroi de la fillette.&lt;br /&gt;- Hélas ! mon Dieu ! Quel malheur ! Ah ! Fanfan, &lt;br /&gt;Tout est perdu. Que va dire maman ?&lt;br /&gt;Elle soupire, elle pleure, et ses larmes&lt;br /&gt;À son visage encore donnent de nouveaux charmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fanfan, sensible à ses douleurs,&lt;br /&gt;Sent que son jeune cœur palpite,&lt;br /&gt;Il la console, il s’approche au plus vite,&lt;br /&gt;Et d’un baiser veut essuyer ses pleurs,&lt;br /&gt;- Ah ! Que fais-tu ? lui dit-elle, interdite,&lt;br /&gt;Ne crains-tu pas ?... Si nous allions mourir !...&lt;br /&gt;- Eh bien, mourons ; et périr pour périr,&lt;br /&gt;Autant le faire tout de suite.&lt;br /&gt;Autant vaudrait mourir, nous a dit ta maman…&lt;br /&gt;- Eh bien mourons… Sur sa bouche enfantine&lt;br /&gt;Quatre baisers sont ravis par Fanfan.&lt;br /&gt;Il n’en meurt pas. Le voile transparent&lt;br /&gt;Qui couvre sa gorge divine&lt;br /&gt;Est écarté. – Meurs-tu ? lui dit l’aimable enfant,&lt;br /&gt;- Hélas ! nenni. Je crois que le remède&lt;br /&gt;N’est pas sûr. Cet hélas que le soupir précède,&lt;br /&gt;Précède à son tour un soupir,&lt;br /&gt;Doux interprète du désir. &lt;br /&gt;Mignonette est l’idole, et Fanfan l’idolâtre.&lt;br /&gt;Tous deux soupirent tour à tour ;&lt;br /&gt;Et de ce sein charmant arrondi par l’amour,&lt;br /&gt;Du feu de ses baisers fanfan rougit l’albâtre.&lt;br /&gt;- Meurs-tu, Fanfan ? lui dit la jeune Agnès.&lt;br /&gt;- Hélas ! non. Et toi, Mignonette ?&lt;br /&gt;- Hélas ! ni moi. Je ne vois nul progrès,&lt;br /&gt;Si ce n’est qu’une ardeur secrète&lt;br /&gt;M’embrase… - Eh bien, ma petite, voyons,&lt;br /&gt;Lui dit Fanfan, continuons.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;- Non, non, jamais,&lt;/span&gt; dit la jeune héroïne,&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Personne n’eut cette faveur divine&lt;br /&gt;Que je ne veux faire qu’à toi,&lt;br /&gt;Vois ton bonheur… Je meurs !... Embrasse-moi !...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Quoi ! c’est ainsi, dit-il avec surprise,&lt;br /&gt;Quoi ! c’est ici que l’on trouve la mort ?&lt;br /&gt;Il la trouva. La maman de l’église &lt;br /&gt;Revenait, quand, dans un transport,&lt;br /&gt;Ils s’écriaient, en versant quelques larmes,&lt;br /&gt;- Ah ! pour les malheureux que la mort a de charmes ! &lt;br /&gt;À vos avis, maman, nous déférons ; &lt;br /&gt;Ne grondez pas… Je sens… que… nous mourons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Gabriel Jean Antoine Pluchon-Destouches&lt;/span&gt;, « Mourir pour renaître »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-5503448727212727728?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/5503448727212727728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2010/02/licence-poetique.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/5503448727212727728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/5503448727212727728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2010/02/licence-poetique.html' title='Licence poétique'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/S3fNCiyl7KI/AAAAAAAAADE/DGC-ZTpYlyk/s72-c/balthus_golden_days.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-6303688098781929049</id><published>2010-01-17T15:40:00.000-08:00</published><updated>2010-01-17T16:26:35.708-08:00</updated><title type='text'>Les Filles de la cendre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/S1Oo-6cCFbI/AAAAAAAAAC8/siLpkgxMA8g/s1600-h/william_blake_hecate_or_the_three_fates.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; 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n°13&lt;/i&gt;, José Carlos Somoza&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;st1:personname productid="La Dame" st="on"&gt;la Dame&lt;/st1:personname&gt; n°13, nous dit le quatrième de couverture, il faut user de prudence car - &lt;i&gt;si par malheur tu parles d'elle... !&lt;/i&gt;, lance un vieillard, sibyllin, à son petit-fils. Et il semble qu’on ait déjà fort à faire avec les douze autres. Ces treize Dames – conservons leur la majuscule, plus par crainte que par révérence – seraient les Muses, mais également beaucoup plus que cela. Êtres divins, et donc parfaitement étrangers à la notion de compassion, d’empathie ou d’humanité, les Dames président depuis des éons à la création de la poésie. Et dans les océans de vers produits par les poètes depuis le début des temps, certains vers, certaines strophes, dits d’une certaine façon, par certaines personnes, recèlent un pouvoir insoupçonné – des sorts que les Dames savent reconnaître, et exploiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour quelle raison les deux protagonistes de &lt;st1:personname productid="La Dame" st="on"&gt;&lt;i style=""&gt;La Dame&lt;/i&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;i style=""&gt; n°13&lt;/i&gt; se retrouvent-ils sur le chemin de ces terribles créatures ? C’est toute l’intrigue de l’ouvrage. Un ouvrage étonnant : là où l’on s’attendrait à trouver une jolie allégorie, peut-être un peu gauche, de l’influence de la poésie sur le réel, Somoza se montre d’un sombre matérialisme. Rarement, sinon jamais, ne se laissera t-il tenter par la tentation de la polysémie – sinon dans quelques étranges images, au lyrisme insoupçonné, qui émaillent le récit. Mais le reste de son discours est celui d’un lecteur avide, qui aurait intégré les plus perturbées des images poétiques : le verbe de Somoza sert avant tout à créer une galerie de monstruosités, de barbaries inattendues, qui évoquent plus volontiers les plus baroques passages de H.P. Lovecraft, les plus insanes poésies de William Blake, mais aussi et surtout &lt;i style=""&gt;L’Enfer&lt;/i&gt; de Dante, et &lt;i style=""&gt;Les Chants de Maldoror&lt;/i&gt;, de Lautréamont.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La poésie, c’est la folie cannibale, la dévoreuse de monde qui se tapit sous les illusions que cherchent les poètes, semble nous dire le narrateur. Utilisant une structure évocatrice du roman gothique, il va plonger ses personnages dans une enquête sombre, riche en complots et rebondissements, mais dont la fin de sera pas éludée comme dans les autres ouvrages de cette mouvance : il n’est ici nullement question de valider une pseudo-morale victorienne, juste, peut-être, de personnifier le monstre que cache l’inspiration poétique ; l’horreur jalouse, fantomatique et dévorante de l’Inspiration.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Le plus étonnant reste cette tendance de Somoza à se choisir un thème, pour mieux s’en écarter : décrire une descente aux enfers d’une façon certes hyperbolique, mais toujours en restant dans un langage – parfois douloureusement – concret, alors qu’il s’agit de parler de poésie. On peut en dire autant du rapport aux femmes de l’auteur comme des personnages. De menace latente et mystérieuse, d’Hadaly idéale et inaccessible sous toutes ses formes, la femme devient un monstre inhumain, non pas pervers, mais étranger à toute motivation humaine – à toute motivation &lt;i style=""&gt;masculine&lt;/i&gt;, serait-on tenté de dire. Les personnages mâles du récit sont ainsi tous transformés en jouets de passions qui les dépassent, dans lesquelles ils se révèlent sincèrement, mais en demeurant d’inutiles pantins justes bons à susciter le mépris, l’amusement, ou la compassion. L’auteur, quant à lui, semble se refuser à dépeindre l’intériorité de ses personnages féminins, alors que la psyché des deux hommes au centre de l’intrigue est copieusement disséquée…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Somoza livre t-il, avec &lt;st1:personname productid="La Dame" st="on"&gt;&lt;i style=""&gt;La Dame&lt;/i&gt;&lt;/st1:personname&gt;&lt;i style=""&gt; n°13&lt;/i&gt;, un chant de peur à l’égard de la femme, cette figure toujours voulue comme l’inspiration du poète dans une conception « classique » de l’art – qu’il rapprocherait de la figure de la femme désirée par l’homme, qui se révèle également une tromperie, peut-être la pire de toute, dans son ouvrage ? Peut-être trouvons nous ici trace de ce puritanisme sous-jacent dont sont caviardés les romans gothiques. Triste constat, auquel on voudra opposer l’infernal &lt;i style=""&gt;Lilith&lt;/i&gt;, où Marcel Schwob prend le contre-pied de la vision martyre de Somoza, avec un narrateur homme chez qui la passion amoureuse est avant tout celle du poète pour son idéal, un idéal qu’il révère jusqu’à la consommation – littérale, cannibale, vertigineuse, et plus profondément troublante – de l’union. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-6303688098781929049?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/6303688098781929049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2010/01/les-filles-de-la-cendre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/6303688098781929049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/6303688098781929049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2010/01/les-filles-de-la-cendre.html' title='Les Filles de la cendre'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/S1Oo-6cCFbI/AAAAAAAAAC8/siLpkgxMA8g/s72-c/william_blake_hecate_or_the_three_fates.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-7123090769655739527</id><published>2010-01-07T09:13:00.001-08:00</published><updated>2010-01-07T09:14:42.627-08:00</updated><title type='text'>Hiver</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/S0YWaV31YfI/AAAAAAAAAC0/4lvmI_zYCR4/s1600-h/Photo+042.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/S0YWaV31YfI/AAAAAAAAAC0/4lvmI_zYCR4/s400/Photo+042.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424047443018080754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Quelques pas de chatte frileuse&lt;br /&gt;fuyant la neige glacée&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-7123090769655739527?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/7123090769655739527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2010/01/hiver.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/7123090769655739527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/7123090769655739527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2010/01/hiver.html' title='Hiver'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/S0YWaV31YfI/AAAAAAAAAC0/4lvmI_zYCR4/s72-c/Photo+042.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-1412439998331583659</id><published>2009-12-25T10:14:00.000-08:00</published><updated>2009-12-25T11:06:20.832-08:00</updated><title type='text'>Midi à sa porte</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SzUCD5qtjfI/AAAAAAAAACs/E5ZXGPWQwXE/s1600-h/Image2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 250px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SzUCD5qtjfI/AAAAAAAAACs/E5ZXGPWQwXE/s400/Image2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419239992653090290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On se déchire autour d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avatar&lt;/span&gt; : d'aucun y voient une grosse machine hollywoodienne béate moraliste et prévisible ; d'autres un bon blockbuster de fin d'année ; d'autres, enfin, &lt;a href="http://www.critikat.com/Avatar.html"&gt;une évolution subtile du discours cinématographique de James Cameron dans son rapport à Mamoru Oshii&lt;/a&gt;, qu'il admire (mais méfions nous de cet illuminé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le propos le plus intéressant revient à un ami, qui a aimé le film en soulignant qu'on pouvait certainement porter plus de crédit à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avatar, Pompoko &lt;/span&gt;ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Princesse Mononoke&lt;/span&gt; en matière de recrutement actif à la cause écologiste, qu'aux films ronflants de Yann Arthus Bertrand ou de Nicolas Hulot. Et d'ajouter qu'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avatar&lt;/span&gt; posait remarquablement bien les bases d'un monde crédible, et se servait à excellent escient de sa capacité d'immersion du spectateur pour porter ce discours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la pertinence de cette approche, à la justesse de la liste des films y répondant, je rajouterai, ayant réouvert Gaiman, une petite nouvelle de son cru&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;, d'une délicieuse et implacable ironie, qui me semble importante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Babycakes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Il y a quelques années, les animaux disparurent.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un beau matin, nous avons ouvert les yeux, et ils n'étaient plus là. Ils n'avaient pas laissé de message, pas même dit au revoir. Nous n'avons jamais réellement su où ils étaient partis.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Ils nous manquaient.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Certains de nous dirent alors que le monde avait pris fin - mais non. C'était juste que les animaux n'étaient plus là. Plus de chats ni de lapins, de chiens ou de baleines, de poissons dans la mer, d'oiseaux dans le ciel.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Nous étions seuls.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Et nous ne savions pas quoi faire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Pendant un temps, nous nous sommes sentis perdus, puis quelqu'un remarqua que l'absence des animaux n'était vraiment pas une raison pour bouleverser nos vies. Aucune raison de changer de régime, ou d'arrêter de tester les produits qui pourraient nous faire du mal.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Après tout, il nous restait les bébés.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Les bébés ne parlent pas. Ils bougent à peine. Un bébé n'est pas rationnel, et est bien loin d'une créature pensante.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Nous avons fait des bébés.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Et nous les avons utilisés.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Certains, comme nourriture. La chair de bébé est tendre et succulente.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    D'autres, nous avons écorchés, et nous sommes parés de leurs peaux. Le cuir de bébé est doux et confortable.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Sur d'autres enfin, nous avons fait des tests.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Nous avons écarquillé leurs yeux avec des pinces, y avons versé du détergent et du shampooing, une goutte à la fois.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Nous les avons mutilés, ébouillantés, brûlés. Nous les écartelions sur des tables de dissection, avec des électrodes dans le cerveau. Nous avons pratiqué des greffes, tenté de les congeler, ou de les irradier.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Les bébés respiraient notre fumée, et leurs veines étaient pleines de nos drogues et de nos médicaments, jusqu'à ce qu'ils cessent de respirer, et leur sang de couler.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    C'était dur, évidemment, mais nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Personne ne peut dire le contraire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Avec les animaux disparus, que pouvions nous faire ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Certains protestèrent, évidemment, mais il y en a toujours des comme ça.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Et tout redevint comme avant.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Seulement...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Hier, les bébés ont disparu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    On ne sait pas où ils sont partis, on ne les a pas vus faire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    On ne sait pas ce qu'on va faire sans eux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    Mais nous allons trouver. L'Humain est malin. C'est ce qui nous différencie des animaux et des bébés.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    On va bien finir par trouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Babycakes&lt;/span&gt;, in &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Smoke and Mirrors&lt;/span&gt;, Neil Gaiman&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-1412439998331583659?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/1412439998331583659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/12/midi-sa-porte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/1412439998331583659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/1412439998331583659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/12/midi-sa-porte.html' title='Midi à sa porte'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SzUCD5qtjfI/AAAAAAAAACs/E5ZXGPWQwXE/s72-c/Image2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-3884738352911238051</id><published>2009-12-25T02:24:00.000-08:00</published><updated>2009-12-25T10:14:15.850-08:00</updated><title type='text'>Vous pouvez penser en avoir fini avec les livres...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SzUAnCnSctI/AAAAAAAAACk/1-7n7HhZFUo/s1600-h/neil-gaiman.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 222px; height: 225px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SzUAnCnSctI/AAAAAAAAACk/1-7n7HhZFUo/s400/neil-gaiman.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419238397326815954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ah, Noël. Le présentateur du service public, d'un ton bouleversé, ne manquera pas de souligner que &lt;i&gt;en cette période de fêtes, la solitude fait plus de ravages que tout le reste de l'année. Reportage à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Roubaix&lt;/span&gt;, au Bistrot des Amis, où &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Nénesse&lt;/span&gt;, le patron, qui a eu la bonne idée d'organiser pour les solitaires de son quartier la fête du chicon pour la soirée du 24 décembre, nous rappelle &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;qu'endive&lt;/span&gt; ne rime pas avec déprime&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci mon bon. Quant à se demander si cette hystérie &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;bonheurophile&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;joiesivore&lt;/span&gt; ne fleure pas bon la dictature morale... Donc, à passer quelques heures à deux personnes dans une maison prévues pour cinq, et où deux n'auront jamais pu venir, tandis qu'une troisième n'y reviendra plus, on finit par se dire que le silence vaut mieux parfois que la conversation qu'on s'efforce d'avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de chercher celui-ci dans, ô hasard, la pièce où sont entreposés les dizaines de bouquins qu'on aurait voulu laisser derrière soi. Mais les livres n'en ont jamais fini avec nous, pour peu qu'on se pique de "littérature". Si les scientifiques seront tous d'accord pour dire qu'ils sont constitués d'atomes - si, si, j'en suis persuadé, les "littéraires" sont-ils constitués de livres ? A voir. En tout cas, ce serait peu pratique : on triplerait de volume après un bain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une pièce poussiéreuse, donc. C'est la règle. Comme sont obligatoires les empilements cyclopéens de volumes, qui forment, au choix, des murs pour nous protéger du monde - pour &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Sartre&lt;/span&gt;, s'il m'en souvient bien, ou des idoles auxquelles rendre des cultes. Penchons pour la seconde solution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et admettons, pour la beauté du geste et le respect de l'auteur qui nous occupe plus particulièrement, qu'un de ces livres, comme dérangé par la lumière soudaine, tombe de sa pile à notre entrée. &lt;i&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Smoke&lt;/span&gt; and &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Mirrors&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;. C'est un recueil de nouvelle de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Neil&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Gaiman&lt;/span&gt; - un anglais qui a bouleversé le monde du comics avec &lt;i&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Sandman&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, et celui de la littérature avec ses romans. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Gaiman&lt;/span&gt; nous dit, dans son oeuvre entier, que les légendes, les anciens récits, les anciens dieux, existent peut-être, mais qu'il y a de toutes façons de la sagesse à les tenir pour vrais - aujourd'hui, ou autrefois. Et c'est avec une infinie tendresse qu'il nous parlera de ses héros, de ses monstres, de ceux qui sont un peu des deux, et de ceux qui nous reflètent plus que nous le croyons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Gaiman&lt;/span&gt;, dans &lt;i&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Smoke&lt;/span&gt; and &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Mirrors&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, nous parle notamment du prix de l'amour, de l'importance d'éviter les vieux ponts, des Dieux qui sont nés et morts à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Hollywood&lt;/span&gt;, des vengeances lunaires, de la fin du monde, et de belles-mères qui souffrent de se voir vieillir. Il parle aussi d'une autre façon de voir une fête qui nous occupe. A voir comment on lit ce texte court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Nicholas&lt;/span&gt; était...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;plus vieux que le pêché, et sa barbe pouvait difficilement devenir plus blanche. Il voulait mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autochtones nains des cavernes arctiques ne parlaient pas sa langue, mais conversaient dans leur propre idiome, un singulier babillage. Lorsqu'ils ne travaillaient pas dans les usines, ils conduisaient d'incompréhensibles rituels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois l'an, ils le précipitaient, malgré ses protestations et ses sanglots, dans la Nuit &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Eternelle&lt;/span&gt;. Pendant son périple, il allait se tenir près de chaque enfant, sans en oublier un seul à travers le monde, et laisser au côté de chaque lit l'un des présents invisibles des nains. Les enfants dormaient, figés dans le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il enviait &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Prométhée&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Loki&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Sisyphe&lt;/span&gt; et Judas. Sa punition était bien plus terrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ho.&lt;br /&gt;Ho.&lt;br /&gt;Ho.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;"&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Nicholas&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;was&lt;/span&gt;...", in &lt;i&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;Smokes&lt;/span&gt; and &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_24"&gt;Mirrors&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_25"&gt;Neil&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_26"&gt;Gaiman&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-3884738352911238051?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/3884738352911238051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/12/vous-pouvez-penser-en-avoir-fini-avec.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/3884738352911238051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/3884738352911238051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/12/vous-pouvez-penser-en-avoir-fini-avec.html' title='Vous pouvez penser en avoir fini avec les livres...'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SzUAnCnSctI/AAAAAAAAACk/1-7n7HhZFUo/s72-c/neil-gaiman.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-7641597005396966526</id><published>2009-10-29T04:55:00.000-07:00</published><updated>2009-10-29T05:40:42.060-07:00</updated><title type='text'>"Et voilà, tralala. Zut à celui qui le lira."</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SumC5yTmBgI/AAAAAAAAACY/vWiQXl2Nmgw/s1600-h/untitled.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SumC5yTmBgI/AAAAAAAAACY/vWiQXl2Nmgw/s400/untitled.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5397989557648360962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"J'espère que tu ne l'as pas déjà lu..." &lt;/span&gt;Elle est inquiète - et le papier d'emballage se froisse. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"... C'est tellement connu !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Mais non, il ne connaît pas. Plus tard, il forme le sentiment qu'il devrait certainement se sentir parfaitement crétin de ne pas "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;connaître&lt;/span&gt;" - et se souvient tout à coup que, dans son propre enthousiasme, il a également dû soumettre d'autres destinataires de cadeaux au même traitement.  Le mépris, c'est inné, manifestement, et la parano aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus justifié est certainement le sentiment vertigineux, mystique, que procure la réalisation des scores que le Scrabble polonais peut atteindre. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ferdydurke&lt;/span&gt;, ça s'appelle, par Witold Gombrowicz - ou les aventures d'un narrateur  ("Jojo") successivement infantilisé par le recours à son "cucul" et rendu esclave des apparences par sa "gueule".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mots se traînent, à évoquer Gombrowicz. A l'instar de la couverture de son édition Folio, l'auteur est perpétuellement sur la corde raide, oscillant entre la logorrhée écrite étouffante, et une science précise de l'équilibre narratif et de la construction d'un paradigme fictionnel symbolique.  Prophète du chaos, Gombrowicz fustige l'omniprésence des "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;parties&lt;/span&gt;" : l'individu comme l'oeuvre ne sont à ses yeux qu'autant de monstres de Frankenstein, désireux d'atteindre au sens, à l'existence, mais toujours condamnés à manquer de cohérence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme régi par le chaos a toujours une longueur d'avance sur celui qui s'efforce à vivre selon la loi. Celle-ci n'est pas l'état naturel de l'individu, et tout ce qui relève de la maturité - grand ennemi de "Jojo" - ne serait que l'expression d'une frustration de l'essence de l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sentencieux? Certainement. Mais Gombrowicz, lui, prend son temps pour construire une utopie rédigée, dont le caractère délirant s'impose finalement comme évident, salutaire, plus apaisant que les normes que l'auteur méprise. Celui-ci partage son style entre aphorismes lancés comme des évidences ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;si le monde existe, c'est seulement parce qu'il est toujours trop tard pour reculer&lt;/span&gt;") et slogans ironiques (le "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tralala&lt;/span&gt;" du titre, qui clôt le livre), entre tableaux théoriques parfois arides (le combat autour de la maturité) et contes absurdes (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Philibert &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Philidor&lt;/span&gt;). Le tout pour laisser une impression de vertige où l'humour le plus absurde le dispute à l'écriture à thèse - pour finalement se fondre en un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande victoire de Gombrowicz est de réussir à poser le rire, l'irrespect et l'ironie comme langage philosophique - un plus efficace, plus réel que la théorie traditionnelle. Et de nous laisser avec à l'esprit la phrase lancée, enthousiaste, par un ami qui, lui, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;connaît&lt;/span&gt;" &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ferdydurke&lt;/span&gt; : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;il faut relire Gombrowicz&lt;/span&gt;".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-7641597005396966526?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/7641597005396966526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/10/et-voila-tralala-zut-celui-qui-le-lira.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/7641597005396966526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/7641597005396966526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/10/et-voila-tralala-zut-celui-qui-le-lira.html' title='&quot;Et voilà, tralala. Zut à celui qui le lira.&quot;'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SumC5yTmBgI/AAAAAAAAACY/vWiQXl2Nmgw/s72-c/untitled.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-6575392398131691630</id><published>2009-09-16T02:29:00.000-07:00</published><updated>2009-09-16T03:06:37.748-07:00</updated><title type='text'>"But now that I’m older, my heart’s colder, and I can see that it’s a lie."</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SrC34samuKI/AAAAAAAAACA/Pnesq2z5kag/s1600-h/bscap113.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 170px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SrC34samuKI/AAAAAAAAACA/Pnesq2z5kag/s400/bscap113.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5382003739331049634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A passer son temps partagé entre la lecture et le cinéma, on en finit toujours par se poser la question de l'adaptation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart du temps. Parce que, avouons-le, se questionner sur les rapports entre le récit écrit et le récit cinématographique dans le cas de produits ultraformatés tels que le dernier &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Harry Potter&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Twilight &lt;/span&gt;ne revient pas à grand chose. Cela dit, dans certains cas, la question se pose, l'espoir nait de voir quelque chose d'intéressant sortir de la confrontation de l'art du mouvement et de celui de l'évocation. Ce fut le cas pour l' - évidente, rétrospectivement - déception de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La boussole d'or&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voici que, au jour d'aujourd'hui, l'espoir de voir la symbiose renaître me revient : voici que se profile à l'horizon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Where the wild things are, &lt;/span&gt;l'adaptation au cinéma de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Max et les maximonstres&lt;/span&gt;, un classique renégat de la littérature enfantine. Renégat, parce que personne ne croyait aux valeurs défendues par Maurice Sendak lorsqu'il sortit, en plein boom de l'éducation de l'enfant roi, un récit plein de créatures effrayantes, pourvues de grandes dents, et de gros yeux, mais qui reconnaissant dès le départ dans le petit garçon Max "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;the most wild thing of all&lt;/span&gt;". Sendak s'était souvenu, fort à propos, que le monde d'un enfant n'est pas le monde catégorisé, presque aseptisé que voudraient lui proposer les adultes : un enfant côtoie, recherche, mais aussi domine la peur. Tim Burton, Henry Selick, Neil Gaiman, ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Secret de Terabithia&lt;/span&gt; ne sont jamais meilleurs que lorsqu'ils s'en souviennent...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SrC4hXg20LI/AAAAAAAAACQ/4kqbPOdxtD8/s1600-h/bscap091.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 170px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SrC4hXg20LI/AAAAAAAAACQ/4kqbPOdxtD8/s400/bscap091.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5382004438094762162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quelques 40 ans après sa sortie, Hollywood s'intéresse donc à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Max&lt;/span&gt;, et depuis quelques temps déjà circule sur le net &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=--N9klJXbjQ"&gt;la bande-annonce du film&lt;/a&gt;, à laquelle je voudrais m'intéresser ici. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Max et les maximonstres, &lt;/span&gt;le livre, pourrait aisément être rassemblé sur une demi page de texte - comment donc les responsables de l'adaptation s'en sont-ils sortis?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les trois brigands, &lt;/span&gt;les scénaristes étaient parvenus à rallonger la sauce du livre éponyme de Tomi Ungerer - lui aussi un classique de l'enfance, de ceux dont on estime qu'ils ne devraient pas être profanés par la réécriture. Or, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les trois brigands &lt;/span&gt;est non seulement un excellent film d'animation, autant du point de vue purement cinématographique que proprement graphique, musical, ou narratif. La transposition s'est effectuée avec brio - peut-être Spike Jonze réussira t-il le même tour de force, mais finalement peu importe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui importe, c'est que le talent de monteur, de choix de musique des responsables de la bande-annonce du film a déjà donné l'adaptation du livre, finalement : la nostalgie, la candeur, la beauté de cette séquence supplée avec brio la poésie du livre de Sendak - qu'importe si la "version longue" ne se montre pas à la hauteur?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, que faire? Voir le film dans son intégralité pourrait-il gâcher la bande-annonce, comme ce fut le cas pour l'adaptation de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;300&lt;/span&gt; de Zack Snyder? Probablement pas. En tous les cas, il demeure que les responsables de cette bande-annonce ont fait preuve d'un talent consommé de l'évocation nostalgique de l'enfance, mais pas une enfance mièvre et policée : une enfance &lt;span style="font-style: italic;"&gt;où sont les choses sauvages&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapeau bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SrC4H_8XncI/AAAAAAAAACI/TNCcGTNQzCs/s1600-h/bscap038.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 170px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SrC4H_8XncI/AAAAAAAAACI/TNCcGTNQzCs/s400/bscap038.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5382004002270977474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-6575392398131691630?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/6575392398131691630/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/09/but-now-that-im-older-my-hearts-colder.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/6575392398131691630'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/6575392398131691630'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/09/but-now-that-im-older-my-hearts-colder.html' title='&quot;But now that I’m older, my heart’s colder, and I can see that it’s a lie.&quot;'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SrC34samuKI/AAAAAAAAACA/Pnesq2z5kag/s72-c/bscap113.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-3971695700569934218</id><published>2006-04-28T07:47:00.000-07:00</published><updated>2009-08-06T08:51:53.727-07:00</updated><title type='text'>"La vie ne se divise pas en genres narratifs...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/Snr7TojNCpI/AAAAAAAAAB4/rI8o61-AVdQ/s1600-h/v-for-vendetta-20060317044811906-000.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 308px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/Snr7TojNCpI/AAAAAAAAAB4/rI8o61-AVdQ/s400/v-for-vendetta-20060317044811906-000.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5366878220686527122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;... C'est un roman d'horreur romantique, tragique, comique, de science-fiction, d'enquête, au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;far-west&lt;/span&gt;. Et, vous savez, avec un peu de chance, le roman comprendra un peu de pornographie.&lt;/span&gt;" - &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Alan&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Moore&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire une rencontre avec &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Alan&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Moore&lt;/span&gt;, c'est quelque chose qui vous change une vie. Je ne parle évidemment pas d'une rencontre en vis-à-vis, bien qu'une entrevue avec cet auteur &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;parano-maniaco-labyrinthique&lt;/span&gt; doive certainement être quelque chose de diablement intéressant - même si passablement perturbant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rencontrer son oeuvre, c'est rencontrer &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Moore&lt;/span&gt;. La production pléthorique du bonhomme, majoritairement dans le cadre du média "comics", rend l'affaire des plus simples : il suffit aujourd'hui de tendre la main pour trouver &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Watchmen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;From&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Hell&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La ligue des gentlemen extraordinaires, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Constantine&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;V pour Vendetta&lt;/span&gt; dans les rayonnages des supermarchés culturels. Et cela a évidemment trait au fait que le cinéma, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;qu'Hollywood&lt;/span&gt; s'est emparé de l'univers de l'auteur anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans leur article sur George &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Brummel&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Bechtel&lt;/span&gt; et Carrière (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dictionnaire du ridicule / Encyclopédie du Bizarre&lt;/span&gt;) soulignent, sans pour autant proposer d'explication à ce fait, que le fait d'être de nationalité anglaise prédispose d'étonnante façon à l'excentricité. C'est donc sans réelle surprise qu'on lira les déclarations fracassantes de l'auteur, tout autant que ses implacables billets, en exergue de ses oeuvres. Une chose est certaine, cependant : l'excentricité "anglaise" &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;d'Alan&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Moore&lt;/span&gt; ne survit pas au voyage au dessus de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;l'Atlantique&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il est une constante dans l'adaptation de son oeuvre au cinéma, c'est &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;l'affadissement&lt;/span&gt;. Une constance malheureuse, considérée aujourd'hui comme un mal prévisible par les amateurs de l'auteur, qui ont vu successivement défigurer  (certainement le pire de tous) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la Ligue, &lt;/span&gt;puis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Constantine&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;From Hell... &lt;/span&gt;Etonnamment, de la part d'un réalisateur comme celui du très assagi &lt;span style="font-style: italic;"&gt;300&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Watchmen&lt;/span&gt; demeure passablement acceptable, même si dénué (c'était à prévoir vu la densité de l'oeuvre)  de toute profondeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que dire de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;V pour Vendetta&lt;/span&gt;, quelques deux ans après sa sortie, à la lumière de la suite du discours des Wachowski - ici crédités au scénario, mais fort vraisemblablement plus présents? Si les réalisateurs de la saga &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Matrix &lt;/span&gt;ont prouvé quelque chose avec leur dernier film, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Speed Racer&lt;/span&gt;, c'est 1) qu'ils n'avaient peur de rien, 2) qu'ils avaient bien raison, puisque leur style et leur absence parfaite de discours autre qu'esthétique les mettent à l'abri de toute forme de mise en danger intellectuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;V pour Vendetta&lt;/span&gt; demeure donc, avec le subséquent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Watchmen&lt;/span&gt;,  l'exemple d'une dichotomie étonnante : l'adaptation la plus fidèle possible esthétiquement d'une oeuvre complexe, tout en étant la plus grande trahison du matériau intellectuel. Evidemment, la réussite esthétique intensifie la déception intellectuelle - mais le fait demeure qu'il apparaît que, plus que jamais, l'hégémonie commerciale du cinéma hollywoodien pousse à un inquiétant nivellement par le bas des prétentions intellectuelles des films produits par l'usine à rêve. Sans parler, pour donner dans la paranoïa à la "Alan Moore", d'une tendance &lt;span style="font-style: italic;"&gt;voulue &lt;/span&gt;à la décérébralisation de l'auditoire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il n'y a pas beaucoup de personnages sympas et complices dans V pour Vendetta, et ce livre est destiné aux gens qui ne coupent pas la télé quand passent les infos&lt;/span&gt;." Une belle définition en creux de cette politique culturelle hollywoodienne par David Lloyd, dans son introduction au roman, édition de 1988.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/V-pour-Vendetta.html"&gt;V pour Vendetta&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/Fog.html"&gt;Fog&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(archives de www.critikat.com, avril 2006)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-3971695700569934218?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/3971695700569934218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2006/04/la-vie-ne-se-divise-pas-en-genres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/3971695700569934218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/3971695700569934218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2006/04/la-vie-ne-se-divise-pas-en-genres.html' title='&quot;La vie ne se divise pas en genres narratifs...'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/Snr7TojNCpI/AAAAAAAAAB4/rI8o61-AVdQ/s72-c/v-for-vendetta-20060317044811906-000.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-6745293831077152100</id><published>2006-03-30T06:27:00.000-08:00</published><updated>2009-08-03T02:38:41.638-07:00</updated><title type='text'>Mars 2006</title><content type='html'>Encore une fois, mois mort : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Renaissance&lt;/span&gt; promet beaucoup, et ne tiens pas grand chose, et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wu-Ji &lt;/span&gt;ne promet rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je suis contente, j'ai eu mon content de trucs asiatiques virevoltants et spectaculaires," me disait une amie en sortant de la projection de presse de ce dernier. C'est déjà ça, merci &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wu-Ji.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/Wu-Ji-la-Legende-des-Cavaliers-du.html?var_mode=calcul"&gt;Wu-ji, les chevaliers du vent sur Critikat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/Renaissance.html?var_mode=calcul"&gt;Renaissance sur Critikat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;(archives de critikat pour mars 2006)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-6745293831077152100?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/6745293831077152100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/mars-2006.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/6745293831077152100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/6745293831077152100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/mars-2006.html' title='Mars 2006'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-6538479065891597911</id><published>2006-02-25T06:15:00.000-08:00</published><updated>2009-08-03T02:38:26.027-07:00</updated><title type='text'>Paradoxe?</title><content type='html'>R.A.S. en février : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hell&lt;/span&gt; seul occupe mon temps critikatien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle légitimité il y a à écrire dans un blog que l'autofiction vous gonfle, je me le demande. je n'ai même pas aimé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans ma maison sous terre&lt;/span&gt;, de l'écrivaine Chloé Delaume, c'est vous dire si j'y mets de la mauvaise volonté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hell&lt;/span&gt;, le bouquin - succès fabriqué de l'insupportable Lolita Pille, devient à l'écran une petite chose prétentieuse qu'il fait bon corriger à coups de bottes, ce dont je ne me suis pas privé, merci bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/Hell.html"&gt;Hell sur Critikat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(archives de critikat pour février 2006)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-6538479065891597911?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/6538479065891597911/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/paradoxe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/6538479065891597911'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/6538479065891597911'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/paradoxe.html' title='Paradoxe?'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-4252179815104863386</id><published>2006-01-30T05:59:00.000-08:00</published><updated>2009-08-03T02:38:11.246-07:00</updated><title type='text'>Tempête dans un verre d'eau</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLtniXjcBI/AAAAAAAAABw/882JaHusjCI/s1600-h/tony.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 216px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLtniXjcBI/AAAAAAAAABw/882JaHusjCI/s400/tony.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364611369647960082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est plaisant, lorsqu'on a un style léger comme l'humour de Jean-Marie Bigard se produisant devant le 37e parachutiste de Blois, c'est qu'on peut être sûr que c'est un style passablement unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle ne fut donc pas ma surprise, en ce mois de janvier 2006, de voir que certaines parties de mon article - très élogieux - sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tony Takitani&lt;/span&gt; avaient été reprises par un site concurrent? Vous en croisez tous les jours, des formulations comme "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;une vision hors du monde et un objet filmique pur et envoûtant&lt;/span&gt;"?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Indignation véhémente de ma part, vous l'imaginez bien - et de celle de la rédaction de critikat, qui s'en est allée demander des comptes aux intéressés. Quelle réponse que celle qui nous fût opposée : "prouvez le, d'abord, que c'est pas vous qui avez copié". Pour tout vous dire, je me suis même demandé si je n'avais pas croisé les passages en question quelque part, pour les oublier après. Mais non, je suis le légitime géniteur des envolées lyriques de cet article sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tony Takitani&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article "concurrent" doit toujours exister, malgré tout. Au moins, cela nous aura appris à protéger nos écrits.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/Pompoko.html"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/Pompoko.html"&gt;Pompoko sur Critikat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/Le-Silence-des-Rizieres.html"&gt;Le Silence des rizières sur Critikat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/Tony-Takitani.html"&gt;Tony Takitani sur Critikat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;(archives de Critikat pour&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;janvier 2006)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-4252179815104863386?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/4252179815104863386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/tempete-dans-un-verre-deau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/4252179815104863386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/4252179815104863386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/tempete-dans-un-verre-deau.html' title='Tempête dans un verre d&apos;eau'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLtniXjcBI/AAAAAAAAABw/882JaHusjCI/s72-c/tony.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-3312111037216811618</id><published>2005-12-31T05:26:00.000-08:00</published><updated>2009-08-03T02:36:46.749-07:00</updated><title type='text'>Sortez les mouchoirs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLpNuSfQ3I/AAAAAAAAABo/V1xcYstqN-A/s1600-h/king.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 188px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLpNuSfQ3I/AAAAAAAAABo/V1xcYstqN-A/s400/king.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364606528124830578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quand allais-je me décider à devenir fréquentable? Trois papiers pour décembre, et encore rien qui ne trouve grâce à mes yeux de cinéphile mesquin ! Passe encore pour le navet bien pensant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Exorcisme d'Emily Rose&lt;/span&gt;, passe encore pour le trop enfantin &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Narnia 1&lt;/span&gt;, mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;King Kong&lt;/span&gt;, de Peter Jackson?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, avec un minimum de rigueur intellectuelle, on peut difficilement trouver objectivement du bien à dire du Peter Jackson nouvelle génération, celle qui oublie le wonderboy des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Feebles&lt;/span&gt;, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Forgotten Silver&lt;/span&gt; et de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Créatures célestes&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut l'avouer : tout autant que j'ai été pris d'un frisson à la mort de Boromir, à la charge qui libère le gouffre de Helm, ou à celle qui brise le siège de Minas Tirith, j'ai été plus qu'ému devant la mort du grand singe de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;King Kong&lt;/span&gt;. Qu'on le veuille ou non, Jackson est l'héritier du tradition narrative qui peut agacer par ses facilités les scions du formalisme cinématographique, mais qui demeure très efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'empêche que le bonhomme connaît son affaire en matière de cinéma épique : peut-être est-ce une affaire générationelle, mais on pardonnera dans ces lignes à Jackson son manque d'identité artistique pour le remercier de ces grands moments d'émotions pures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il te reste des mouchoirs?," a demandé à son copain la fille à côté de moi dans la salle diffusant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;King Kong. &lt;/span&gt;Heureusement qu'il lui a dit oui : j'avais bien besoin du mien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/King-Kong.html"&gt;King Kong sur Critikat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/L-Exorcisme-d-Emily-Rose.html"&gt;L'Exorcisme d'Emily Rose sur Critikat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/Le-Monde-de-Narnia.html"&gt;Le Monde de Narnia 1 sur Critikat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;(archives de critikat pour décembre 2005)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-3312111037216811618?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/3312111037216811618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/sortez-les-mouchoirs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/3312111037216811618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/3312111037216811618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/sortez-les-mouchoirs.html' title='Sortez les mouchoirs'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLpNuSfQ3I/AAAAAAAAABo/V1xcYstqN-A/s72-c/king.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-4612697847033771106</id><published>2005-12-23T02:58:00.000-08:00</published><updated>2009-08-06T09:28:53.775-07:00</updated><title type='text'>Je sais que ceux qui mangent leur sommeil se changent en terre...</title><content type='html'>Ainsi débute &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jean le Tamanoir&lt;/span&gt; de Miguel Angel Asturias, auteur guatémaltèque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une étonnante sérénité, l'auteur plonge dès le début dans un univers fantasmatique fini, autour de l'image si évocatrice de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ceux qui mangent leur sommeil&lt;/span&gt;. Une image terriblement efficace, mais aux contours indéfinis, qui nous évoque avant tout un sentiment de symbiose vis-à-vis de ces malheureux somnivores.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout tient ici de l'évocation avant tout, de cette part du sommeil qui demeure chez tous, non pas une réplique de la mort - car que connaissons-nous d'elle ? - mais un étrange moment d'abandon, de confiance dans l'avenir, qu'est la chute dans le royaume de Morphée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nier cette confiance, s'élever contre la nécessité du sommeil, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;manger son sommeil&lt;/span&gt;, témoigne t-il d'une force, d'un défi ? Chez Asturias, cela tiendra avant tout d'un cannibalisme forcé. Peu lui importe, finalement, de dévorer son sommeil : ce sont les implications de cet acte involontaire qui l'inquiètent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque se présente à lui la figure onirique du singe blessé, et de l'homme qui le pourchasse pour le donner en pâture à son épouse somnivore, c'est le début d'une explication, d'une stabilité dans son existence bouleversée, qu'aperçoit le narrateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conclusion laisse le lecteur isolé : le narrateur a définitivement abandonné l'espoir de se maintenir dans la réalité, il accepte Jean le Tamanoir, l'homme qui veut dévorer les fourmis qui parcourent sa femme changée en terre pour la ressusciter, comme une donnée réelle d'un univers intégralement chamboulé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Asturias nous parle t-il des exigences de la littérature, de combien il convient de s'investir en elle, quitte à nier le réel pour se construire le sien propre ? Considération oiseuse : il convient avant tout de se laisser porter par la beauté d'un récit remarquablement écrit, avec cette sensibilité propre à la littérature d'Amérique du Sud - comme un pur moment de majesté narrative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jean le Tamanoir&lt;/span&gt; est extrait de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Miroir de Lida Sal&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-4612697847033771106?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/4612697847033771106/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2008/12/je-sais-que-ceux-qui-mangent-leur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/4612697847033771106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/4612697847033771106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2008/12/je-sais-que-ceux-qui-mangent-leur.html' title='Je sais que ceux qui mangent leur sommeil se changent en terre...'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-1959655078042270980</id><published>2005-11-30T05:08:00.000-08:00</published><updated>2009-08-03T02:36:18.330-07:00</updated><title type='text'>There, and back again</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLhp6Y4RgI/AAAAAAAAABg/rBMgVUIuZ3U/s1600-h/factotum.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 293px; height: 196px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLhp6Y4RgI/AAAAAAAAABg/rBMgVUIuZ3U/s400/factotum.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364598216316175874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Souvenir ému que celui de la seconde critique que je publiais sur Critikat : c'est en lisant le bouquin de Bukowski avant de voir la projection de presse que le préparais, et le parcours sur lequel la majeure partie de la lecture de court bouquin a eu lieu était la ligne de bus entre Opéra et la Porte de Clichy, pour aller chercher une intégrale de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Calvin &amp;amp; Hobbes&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un objet dont les plus esthètes comprendront la prime nécessité - mais un objet qui dût être porté une partie du chemin pour cause de défection de mon bus. Et 17 kgs de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Calvin &amp;amp; Hobbes&lt;/span&gt;, quelque passionné de Waterson que l'on soit, c'est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;lourd&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Factotum&lt;/span&gt;, donc, est autant l'autobiographie de Charles Bukowski qu'une forme de confession personnelle pour Matt Dillon, qui sortait avec ce film d'une certaine ambition artistique d'une traversée du désert qui n'est pas sans rappeler le retour en grâce récent de Mickey Rourke. Mais contrairement à Rourke, Dillon semble retombé dans une routine de seconds rôles sans ambition ni envergure. Dommage pour lui, car sa performance dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Factotum&lt;/span&gt; reste, et d'autant plus avec le recul, d'une grande qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.critikat.com/Factotum.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Factotum sur Critikat&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Archive Critikat pour novembre 2005)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-1959655078042270980?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/1959655078042270980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/there-and-back-again.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/1959655078042270980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/1959655078042270980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/there-and-back-again.html' title='There, and back again'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLhp6Y4RgI/AAAAAAAAABg/rBMgVUIuZ3U/s72-c/factotum.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4628191485965336686.post-7507109594054424690</id><published>2005-10-31T04:39:00.000-08:00</published><updated>2009-08-03T02:35:03.002-07:00</updated><title type='text'>"Si tu te conduis comme tu écris..."</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLd1-afovI/AAAAAAAAABY/LUBrHo2cE5s/s1600-h/impressions.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLd1-afovI/AAAAAAAAABY/LUBrHo2cE5s/s400/impressions.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5364594025508610802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"... tu dois avoir un sacré balai dans le cul!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à la sincérité des gentillesses qu'on vous adresse qu'on reconnaît ses ami(e)s. &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Paraît-il&lt;/span&gt;. C'est donc la tendre phrase que m'a lancé une grande amie, le jour où, paralysé de terreur à l'idée de commencer dans les rangs du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;webzine&lt;/span&gt; www.critikat.com, je lui ai demandé de relire mon premier papier, consacré aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Trois moines, et autres histoires&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut reconnaître à ce commentaire une certaine véracité. D'ailleurs, c'est très pratique : où, autrement, ranger ses balais, je vous le demande?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec cette petite réminiscence, commence la liste de mes contributions à Critikat. Ici donc, &lt;a href="http://www.critikat.com/Trois-moines-et-autres-histoires.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Trois moines et autres histoires&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut reconnaître qu'écrire sur cette très estimable anthologie a pu présenter, rétrospectivement, un caractère quelque peu frustrant. Peu de temps après le passage de l'anthologie, s'est ainsi vu distribuer l'autre partie des courts-métrages d'animation chinoise, comprenant notamment une merveille certainement trop peu connue : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Impression de montagne et d'eau&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un titre dont la seule évocation est déjà à elle seule d'un lyrisme envoûtant - mais que rien ne vous retienne de découvrir ce court-métrage en entier : animé à partir de peintures à l'encre d'une beauté confondante, il est soutenu par une musique de toute beauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu, dans une salle remplie de jeunes spectateurs accompagnés de leurs parents un mercredi après-midi, le bonheur de le découvrir sur grand écran. Que la majesté suprême de ce film soit attestée en signalant que les commentaires agacés, soupirs et autres cris des gamins, perclus d'ennuis devant les courts-métrages, il est vrai fort avares en fascinations à la portée de chiards de 5 ans, ont rapidement été oubliés par votre serviteur, au profit de l'enchantement sensoriel total qui était le mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les courts métrages sont disponibles en DVD, dans une très pertinente édition agrémentée d'un livret explicatif - il y a fort à parier cependant qu'il soit aujourd'hui difficilement trouvable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Archive critikat, octobre 2005)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4628191485965336686-7507109594054424690?l=humeurssanguines.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/feeds/7507109594054424690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/si-tu-te-conduis-comme-tu-ecris.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/7507109594054424690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4628191485965336686/posts/default/7507109594054424690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://humeurssanguines.blogspot.com/2009/07/si-tu-te-conduis-comme-tu-ecris.html' title='&quot;Si tu te conduis comme tu écris...&quot;'/><author><name>Vincent Avenel</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03528321892313091118</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SVDBseqCKEI/AAAAAAAAAAM/72LKtGvLiVU/S220/33741584.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ys6Z3IepX5c/SnLd1-afovI/AAAAAAAAABY/LUBrHo2cE5s/s72-c/impressions.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
